Le blob absorbe les substances pour les mémoriser

En 2016 des scientifiques du CNRS ont démontré que le blob (Physarum polycephalum), un organisme unicellulaire dépourvu de système nerveux, pouvait apprendre à ne plus craindre une substance inoffensive mais aversive et qu’il pouvait transmettre cette connaissance à ses semblables.
Dans une nouvelle étude, une équipe du CNRS et de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier a montré quel était le support de cette « mémoire » … et il s’agirait en réalité de la substance aversive elle-même ! Ces résultats sont publiés dans une édition spéciale de la revue Philosophical Transaction of the Royal Society B le 22 avril 2019.
 
Le blob est un organisme unicellulaire complexe mais dépourvu de système nerveux. Celui-ci est capable d’emmagasiner une connaissance et de la transmettre à ses congénères mais la manière dont il procède demeurait un mystère. Des chercheuses et chercheurs du Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/UT3 Paul Sabatier)1 viennent de montrer que le blob apprend à tolérer une substance en l’absorbant.
 
Cette découverte découle d’une observation : les blobs s’échangent de l’information seulement lorsque leurs réseaux veineux fusionnent. Dans ce cas-là, la connaissance circule-t-elle au travers de ces veines ?
Dès lors, la substance à laquelle le blob s’habitue constitue-t-elle le support de sa « mémoire » ?
 
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Publication

Memory inception and preservation in slime moulds : the quest for a common mechanism.

A. Broussard, J. Delescluse, A. Pérez-Escudero et A. Dussutour.

Philosophical Transactions of the Royal Society B le 22 avril 2019.

Contact

Audrey Dussutour

Chercheuse CNRS au CRCA / CBI-Toulouse

+33 5 61 55 64 41

 

Photo: Fusion des réseaux veineux de deux blobs  © David Villa / CBI-Toulouse / CNRS Photothèque