Alzheimer : comment un environnement stimulant préserve la mémoire

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Si la capacité d’un mode de vie stimulant à retarder le déclin cognitif de la maladie d’Alzheimer est bien établie depuis une quinzaine d’années, les mécanismes neuronaux à l’oeuvre restaient à découvrir. Laure Verret et ses collègues Guillaume Bouisset, Fanny Tixier, Tatiana Dupak et Camille Lejards (CRCA-CBI) viennent de montrer que des stimulations environnementales préservent la mémoire chez des souris atteintes de la maladie en modifiant durablement certains neurones de l’hippocampe.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée par une détérioration progressive des fonctions cognitives, comme la mémoire ou le langage. Des études épidémiologiques ont montré que certaines activités sociales, sensorielles et intellectuelles pouvaient ralentir l’apparition des symptômes. C’est ce qu’on appelle la « réserve cognitive », soit la capacité du cerveau à mobiliser des ressources pour compenser les effets de la maladie. L’existence de cette réserve cognitive est bien établie mais son fonctionnement neurobiologique restait jusque-là inconnu.